Les futurs « trends » démographiques en France; Y.-M. Laulan
Le vote communautaire en Belgique et aux Pays-Bas; Koen Dillen
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Colloque de l’Institut de géopolitique des populations
13 avril 2013
Jared Taylor
Les Etats-Unis perdent leur peuplement d’origine
européenne et tout s’exprime en termes de race
Pour comprendre la politique américaine, pour comprendre si la droite pourra encore gagner en Amérique, il faut comprendre une chose fondamentale : les Etats-Unis vont cesser d’être un pays de peuplement européen. 7me
Je dois m’excuser de parler très ouvertement de race. En France ce thème dérange, mais c’est ainsi qu’aux Etats-Unis les chiffres sont présentés. Non seulement le nombre des habitants, mais aussi les taux de criminalité, la pauvreté, les naissances hors mariage, le SIDA, etc., tout est exprimé selon des critères de race.

Donc, en 100 ans seulement – un clin d’œil du point de vue historique – l’Amérique aura été transformée, d’un pays essentiellement européen, en un pays majoritairement hispanique. La grande majorité des Hispaniques sont et seront d’origine mexicaine, et on pourra dire en termes un peu simplistes, que le Mexique aura absorbé les Etats-Unis.
C’est une vision qui, peut-être, vous choque, mais aucune voix ne s’exprime contre cette transformation. Pourquoi ? Parce que si vous êtes contre le remplacement des Blancs par les non-Blancs, vous êtes immédiatement traité de raciste.
Ce genre de remplacement va évidemment changer tous les aspects de la vie en Amérique. Mais limitons-nous aux questions de politique, de droite et de gauche. En Amérique, et probablement aussi en France, il y a entre les races beaucoup de différences et leurs conceptions de l’Etat ne sont pas les mêmes.
Comme vous le savez, la droite américaine se méfie beaucoup du pouvoir de l’Etat. La droite croit que la libre concurrence distribue les ressources bien plus efficacement que l’Etat. De plus, toujours selon la droite, quand l’Etat prend en charge une fonction, il l’exerce de manière désordonnée.
En même temps, la droite considère que l’individu doit se débrouiller sans l’aide de l’Etat. La droite déteste les impôts et considère que les subventions aux pauvres encouragent des comportements peu désirables et aggravent donc les problèmes au lieu de les résoudre.
Il y a d’autres différences entre droite et gauche, bien sûr, mais c’est là l’essentiel.

Les mentalités politiques évoluent, pas toujours dans le sens souhaité
Il y a des différences de mentalité politique très marquées entre les races. Selon les sondages, 65% des Blancs pensent que l’Etat fonctionne de manière inefficace et gaspille les ressources. Seuls 40% des Noirs et Hispaniques disent la même chose.
En même temps, une grande majorité de Noirs et Hispaniques – 80% – croient que l’Etat a le devoir de garantir à tous nourriture et logement. Seuls 53% de Blancs le croient.
Il y a d’autres différences intéressantes.

50% des Noirs et 47% des Hispaniques croient que le succès dans la vie ne dépend pas de nous, que c’est le hasard ou les circonstances qui déterminent la réussite ou l’échec. Seulement 30% des Blancs pensent de cette manière.
Il n’est pas surprenant de trouver que Noirs et Hispaniques sont en majorité d’accord avec la discrimination prétendument positive à leur égard. 60% pensent que c’est nécessaire, tandis que seulement 20% des Blancs sont d’accord.
Enfin, une question différente : Comment les Hispaniques s’identifient-ils?
Quand on demande à des Hispano-Américains quelle est leur identité nationale ou ethnique principale, 51% disent que c’est leur pays d’origine : Mexique, Guatemala, … 24% disent que leur identité principale est hispanique ou latino, et seulement 21% se considèrent américains.

Même réaction chez les Portoricains, qui sont citoyens américains et voyagent avec un passeport américain : seulement 25% se considèrent d'abord américains.
Les Hispaniques ne sont donc pas très loyaux vis-à-vis des Etats-Unis, et ils s’identifient à leur pays d’origine ou au fait d’être hispanique. Du point de vue politique, ils appuient l’immigration massive,qui augmente leur nombre et leur influence dans tous les domaines de la vie.
Quels sont les résultats politiques de ces mentalités qui diffèrent selon les races ?
Comme vous le savez, en Amérique, nous n’avons que deux partis politiques principaux : le Parti républicain, qui représente une droite molle, est devenu essentiellement le parti des Blancs ; le Parti démocrate, par contre, est devenu le parti des non-Blancs et des Blancs gauchistes.

Pour les Noirs, cet attachement au Parti démocrate est vraiment extrême. On a eu six élections présidentielles en Amérique depuis 1992, mais les candidats républicains ne gagnent même pas 10% du vote noir. Lors des élections de 2008 et de 2012, quand il y avait un candidat noir, les Noirs ont voté à plus de 95% pour lui.
Le vote hispanique est moins concentré. En 2004, quand Bush fils a gagné l’élection contre John Kerry, les républicains ont gagné un taux record du vote hispanique : 40%. Depuis, avec M. Obama, les républicains ont perdu beaucoup de votes hispaniques.
En ce qui concerne les Blancs, lors des quatre dernières élections, plus de 50% ont voté Républicain.
Mais regardez bien : en 2000, quand Bush fils l’a emporté sur Al Gore, il a gagné l’élection avec 54% du vote blanc ; en 2004 il a gagné avec 58% du vote blanc ; Et en 2008 et en 2012, les républicains ont gagné 55% et ensuite 60% du vote blanc, mais ils perdu l’élection !
Gagner 60% du vote blanc et quand même perdre une élection présidentielle ? Comment est-ce possible ?
Il y a deux raisons :
• Première raison : les non-Blancs ont voté pour M. Obama d’une manière écrasante : 95% des Noirs, bien sûr, mais aussi 70% des Hispaniques et des Asiatiques ; les non-Blancs ont voté en bloc pour le candidat non blanc ;
• Deuxième raison : le pourcentage du corps électoral qui est blanc est en recul constant.
En 1992, 87% des électeurs étaient blancs. En 2012 seulement 72%. Si le corps électoral en 2012 avait le même pourcentage de Blancs qu’en 1992, un candidat gagnant 60% du vote blanc gagnerait facilement l’élection, même si aucun non-Blanc n’avait voté pour lui. Mais, maintenant, les Blancs seront gouvernés par un président choisi par les non-Blancs, avec l’appui d’une minorité de Blancs gauchistes. C’est un changement dramatique. Même avec une grande majorité de leurs votes – 60% – les Blancs ne peuvent pas choisir le président.
Quelle est la réaction des républicains face à cette situation ?
Ils ont décidé de faire appel aux surtout aux Hispaniques, dont le nombre est en hausse. Et comment ? En voter au Congrès pour l’amnistie des immigrants clandestins.
Leur raisonnement est le suivant : la grande majorité des 12 millions de clandestins sont hispaniques et, si on leur accorde une amnistie qui leur permettrait de devenir citoyens, ils seront tellement heureux et reconnaissants qu’ils voteront Républicain pour le reste de leur vie.
Bien sûr, c’est de la stupidité pure. Les Hispaniques qui se verront accorder l’amnistie sont, pour la plupart, des pauvres. Ils ne voteront jamais pour un parti qui veut baisser les impôts sur les riches et diminuer les subventions sociales. Ces nouveaux citoyens vont voter encore plus farouchement Démocrate que les Hispaniques qui sont déjà en Amérique.
Les républicains ont donc choisi la voie du suicide. Ils vont voter pour une amnistie qui va augmenter très clairement le corps électoral de gauche. Et une fois que les clandestins seront régularisés, ils vont parrainer l’immigration de leurs parents au Mexique qui, eux aussi, vont voter Démocrate. C’est de la folie.
Les républicains ont, quand même, un autre choix. 88% des gens qui ont voté pour M. Romney étaient blancs – 88%. En plus, et c’est important, à l’élection présidentielle de 2012 le nombre de Blancs qui ont voté était de 7 millions de moins qu’en 2008. Ils ne se sont même pas rendus aux urnes. C’est parmi ces Blancs-là que les républicains vont trouver des électeurs supplémentaires. Ce n’est certainement pas chez les Noirs et les Hispaniques.
S’ils étaient courageux, il y a plusieurs choses que les républicains feraient :
• ils se battraient contre l’amnistie pour les clandestins ;
• ils lutteraient pour les mesures nécessaires pour renvoyer les clandestins chez eux ;
• ils se battraient pour réduire l’immigration légale qui est composée à 85% de non-Blancs qui votent à gauche ;
• ils se battraient contre le système de discrimination positive, qui n’est que de la discrimination contre les Blancs, et qui est vivement détesté par les Blancs.
Si les républicains avaient le courage de soutenir les intérêts des gens qui tent por eux – c’est-à-dire les Blancs – ils auraient une possibilité de survivre. Il y aurait une chance qu’ils gagnent des élections présidentielles et qu’ils préservent pour les Etats-Unis un corps électoral capable de voter à droite.
Mais ce choix chez les républicains est impensable. On peut soutenir les intérêts des non-Blancs, mais soutenir les intérêts des Blancs, c’est du Nazisme. Les républicains ne peuvent même pas s’opposer aux augmentations de subventions sociales sans être accusés d’être racistes.
Normalement, dans la vie politique, la survie électorale est le but numéro un, et on fait presque tout pour gagner les élections. Mais, pour les républicains, il y a un but qui est encore plus important que la survie : c’est de ne pas être accusé de racisme.
Donc, les républicains ont décidé de devenir une imitation pâle des démocrates. Cette attitude ne va pas attirer beaucoup de non-Blancs et risque de repousser beaucoup de Blancs. Il y a déjà pas mal de Blancs qui considèrent les républicains comme des faux amis. Si les républicains votent pour l’amnistie, ces Blancs-là vont les considérer comme des ennemis. Les 7 millions de Blancs qui n’ont pas voté en 2012 deviendront 17 millions en 2016.
Pourtant, les républicains se font toujours des illusions. Il y en a beaucoup qui sont hypnotisés par la possibilité d’un candidat présidentiel non blanc : ainsi, croient-ils, ils vont attirer les non-Blancs. Le sénateur de Floride, Marco Rubio, est souvent proposé comme candidat susceptible d’attirer les Hispaniques. Et chaque fois que les républicains tombent sur un Noir relativement compétent, ils s’enthousiasment de la possibilité d’un candidat noir. Bientôt ils vont se persuader que le seul moyen de gagner la Maison-Blanche serait de ne plus jamais présenter de candidat blanc.
Mais un républicain non blanc attirerait-il les votes des non-Blancs ? De quelques-uns, peut être. Mais il risque de perdre ses alliés naturels, les Blancs. Les républicains n’osent même pas y penser. En Amérique, il est courant de parler du désir des non-Blancs de voter pour un des leurs. Ce qui est normal. Mais le désir d’un Blanc de voter pour un Blanc ? Racisme ! Impensable.
Donc, pour moi, au niveau national, le jeu est fini pour les républicains. S’il se produit, avant les élections prochaines, une crise catastrophique comme on l’a vu en Grèce, il y aura peut-être encore un dernier président républicain. Mais sinon, pour la droite, au niveau national, c’est fini.
Bien sûr, il y aura toujours des congressmen républicains, surtout dans le sud. Et ils seront tous blancs. Mais un président de droite ? Là, c’est comme les dinosaures…
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Dans les prisons et dans les lycées il y a parfois des émeutes raciales très brutales entre Noirs et Hispaniques. Il y a même certaines villes en Californie où les Hispaniques, qui arrivent en nombre croissant, ont carrément chassé tous les Noirs : épuration ethnique.
En même temps, les Noirs ne sont pas du tout comme les Blancs dans la mesure où ils ont tout un système d’organismes et de groupements pour avancer leurs propres intérêts. Il y a, par exemple, le Caucus noir du Congrès, groupement des congressmen noirs qui se réunissent pour évaluer chaque projet de loi d’un seul point de vue : est-ce bon pour les Noirs ?
Ici et là, sur des points très précis comme l’augmentation des impôts sur les riches et l’augmentation de subventions sociales, les Noirs et les Hispaniques peuvent travailler ensemble, mais il y aura toujours des jalousies, des conflits et des rapports concurrentiels.
En même temps, tous les groupes non blancs – Noirs, Hispaniques et Asiatiques – s’organisent systématiquement pour faire avancer leurs intérêts, et ils luttent pour faire élire un des leurs. Dans une société multiraciale, une élection ressemble à un recensement racial. Les électeurs votent tout bêtement pour le candidat qui leur ressemble. Dans une société multiraciale, la politique en tant que telle, la politique des grandes idées, de la vision ou de la philosophie, cette politique s’efface devant la politique de race.
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La droite peut-elle gagner; institut-geopolitique-populations.pdf
Pour conclure, au moment de la première élection de M. Obama, beaucoup de commentateurs ont cru que les Américains allaient dépasser les conflits de race. Ils ont se sont lamentablement trompés, et après cette dernière élection présidentielle, où les divisions de race étaient plus claires que jamais, ce genre de stupidité se fait moins entendre.
J’espère que mes propos ont été un peu utiles à un auditoire français. Votre situation n’est pas exactement la même que la nôtre. L’immigration n’a pas avancé au même point en France qu’en Amérique, et – et c’est très important – quoique systématiquement diabolisés, vous avez des mouvements politiques qui essaient de représenter les intérêts des Français de souche.
Jared Taylor
13/04/2013
